La date de première construction  du patus de trois bâtiments se perd dans les mémoires mais on s’accorde à lui donner la date de 1691. Comme toutes les maisons du centre historique de  Sainte-Eulalie-d’Olt, elles sont construites de galets du Lot montés "à la planche" entre des chaînages de pierres taillées souvent récupérées dans les ruines de l’ancien castrum qui occupait les lieux. Les charpentes de châtaignier portent de lourdes toitures de lauzes.
Durant les heures de prospérité de Ste-Eulalie-d’Olt le patus a abrité jusqu'à quatre foyers, puis peu à peu, avec le départ de ses occupants, les pièces se sont fermées et laissées à l’abandon. Par manque de moyens, les réparations nécessaires à l’entretien d’un tel ensemble n’ont pas été faites et des pans entiers de toiture se sont affaissés mettant les murs à nu accélérant ainsi le travail de sape des éléments.

Patus

Les derniers occupants réduit à vivre dans les deux dernières pièces encore vivables sont partis dans les années 80. En 1998 nous avons acquis le bien et avons entrepris la restauration du groupe en 2003. La première tranche de restauration a concerné le Pressoir dans la rue qui porte son nom. Puis en 2006 est venu le tour du Secadou, le fumoir ou étaient fumés les produits carnés mais aussi les châtaignes et qui est devenu notre logement principal. Et enfin, la partie grange qui a d’abord été sauvegardée puis aménagée pour accueillir le gîte de la Cardabelle Bleue.
Bon an mal an, voici décrit ici plus de 10 années de restauration… Et ce n’est pas fini !